Les problèmes et leurs symptômes
Voici les symptômes que vous devez signaler à votre gynécologue dès
leur apparition.
Ces symptômes ne traduisent pas nécessairement la venue d’une
complication grave, mais seul votre gynécologue pourra les interpréter
correctement.
Vous avez des pertes de sang, même légères : celles-ci peuvent représenter une menace d’avortement ou
d’accouchement prématuré.
Vous avez pris du poids trop rapidement (plus de 400 gr par semaine) ;
vos pieds, vos chevilles, vos mains gonflent et vous avez de l’albumine dans
les urines : il peut s’agir de toxémie gravidique.
Cette maladie traduit une anomalie du fonctionnement des reins.
Si elle n’est pas traitée, elle peut amener de graves complications
comme l'éclampsie, par exemple,
qui reste
heureusement très rare.
Normalement, il n’y a pas d’albumine dans les urines.
La fonction de l’albumine ( qui se trouve dans la viande, les œufs, etc.) est de reconstituer les tissus organiques.
Les reins, qui sont chargés de laisser passer l’eau dans les urines,
jouent parfois mal leur rôle de filtre et laissent passer l’albumine dans les
urines. Il est donc nécessaire de faire des analyses d’urine régulièrement
afin de déceler ce type de problème.
Vous avez des troubles de la vue, des taches devant les yeux, et ces
troubles s’accompagnent d’une barre au creux de l’estomac et de maux de tête.
Il pourrait bien s’agir d'éclampsie.
Vous urinez fréquemment, avec une sensation de brûlure, accompagnée
parfois de douleurs dans le ventre et les reins et vous avez de la fièvre.
Il s’agit certainement d’une infection
urinaire.
Vous sentez des ganglions au niveau du cou.
Vous avez une éruption en un point quelconque du corps.
Vous avez de la fièvre, accompagnée ou non d’un autre symptôme.
Il pourrait s’agir d’une maladie
infectieuse.
Vous avez une perte d’eau par le vagin qui n’est pas une émission
d’urine involontaire.
Il pourrait s’agir de petites ruptures des membranes ou d'un risque
d'accouchement prématuré.
Vous êtes anormalement fatiguée, essoufflée, avec une tendance à
perdre connaissance.
Il pourrait s’agir d’anémie.
Vous avez subi un traumatisme
important.
Vous devez vérifier (auprès de votre gynécologue) que le traumatisme
n’a eu aucune conséquence sur l’évolution de la grossesse.
Les techniques de surveillance
L'une des plus grandes angoisses des futurs parents est naturellement de savoir si le bébé
est en bonne santé et s’il est normalement constitué.
Plusieurs examens existent pour dépister les cas de mongolisme ou
d’autres anomalies chromosomiques, ainsi que certains problèmes de
malformations
et la plupart des maladies congénitales transmissibles.
Une des techniques les plus employées est l’amniocentèse.
L’amniocentèse consiste à prélever un peu de liquide amniotique
dans lequel baigne le bébé.
Le prélèvement est indolore et se pratique dans un service spécialisé,
en même temps qu’une échographie pour faciliter l’opération.
Ensuite, il faut analyser les cellules du bébé pour dépister des
maladies héréditaires, des anomalies chromosomiques et certaines maladies génétiques.
Etant donné que l’amniocentèse peut comporter certains risques
(comme une interruption de grossesse) et qu’elle est onéreuse, on ne l’a
pratique que :
> si vous avez plus de 35 ans,
> si vous avez déjà eu un enfant anormal,
> si vous avez déjà fait plusieurs avortements par suite d’une
anomalie chromosomique,
> et enfin, si votre famille présente une anomalie du caryotype (carte
d’identité de vos chromosomes).
N’oubliez pas que l’amniocentèse n’est pas capable de dépister
toutes les malformations et maladies congénitales.
Avec l'échographie, tout
est actuellement réalisable ou presque pour dépister d’éventuels problèmes ;
depuis l’observation classique jusqu’à l’examen de pointe.
Pour plus
d'informations concernant les trois échographies, cliquez
ici.
A ces techniques, s’ajoute l’effet
Doppler.
Il permet de mesurer la vitesse du sang dans les vaisseaux du bébé et
dans
ceux du placenta et, ainsi, de voir si la quantité qui passe dans les artères
utérines, les vaisseaux du cordon et les artères cérébrales du fœtus, est
normale ou insuffisante.
Cette technique est utilisée lorsqu’il y a des risques de souffrance
fœtale ou un retard de croissance.