Sur un plan
plutôt cérébral...
Les Angoisses
Anxiété
et Déprime
Vous êtes probablement quelque peu
inquiète, mais n’oubliez surtout pas que l’équipe médicale est là
pour répondre à toutes vos questions et que le relais sera pris, dès
votre retour à la maison, par votre pédiatre ou par la consultation de
nourrissons.
((voir CONSULTATIONS PEDIATRIQUES
dans SANTE DE BEBE))
Si possible, parlez également avec
votre maman : n'est-elle pas la mieux placée pour vous conseiller ou pour
vous éclairer quant aux suites de l'accouchement.
((voir LES SOINS DE LA MAMAN))
Les deux premiers jours (et un peu
plus lorsqu’il s’agit d’une césarienne), les infirmières sont là
pour donner le bain à votre bébé, mais aussi pour vous apprendre les
bons gestes.
Reposez-vous car, une fois rentrée
à la maison, vous aurez besoin de toutes vos forces.
L'amour
maternel ?
Dès les premiers instants, certaines
mamans débordent d’amour pour bébé, d’autres ne ressentent encore
rien. L’élan maternel est principalement lié à certaines hormones
secrétées presque immédiatement après l’expulsion.
L’ocytocine et la prolactine qui
produisent la lactation jouent un rôle dans la « fabrication »
du sentiment maternel. Cependant, et c’est tout à fait compréhensible,
les réactions émotionnelles à cette sécrétion sont assez différentes
selon les mamans. Les sentiments dépendent notamment des réalités de
l’accouchement et de ce que la jeune maman s’était imaginé avant le
grand événement.
Par exemple, si l’accouchement à
été pénible, qu’il a duré trop longtemps, les mamans sont alors trop
fatiguées que pour montrer immédiatement leur affection envers le petit
chéri.
Elles peuvent aussi passer par une
phase de désillusion ou par une forte sensation d'étrangeté par rapport
au bébé : elles ne le reconnaissent pas ; elles ne retrouvent pas,
chez l’enfant, de ressemblance avec leurs traits à elles, ni d'ailleurs
avec ceux du papa. Cependant, la majorité des mamans voient évoluer
leurs sentiments et, souvent, éprouvent alors de l’attirance dans les
trois jours qui suivent.
Consacrez lui du temps !
Les réactions d’une jeune mère
peuvent se modifier en fonction du temps qu’elle passe avec son bébé
les premiers jours. Plus vite vous consacrez du temps à votre petit, plus
vite les liens s’établiront entre vous.
En deux mots, aimer votre petit bout
de chou, c’est le rendre apte à aimer plus tard à son tour... Et puis,
aujourd'hui, sa nourriture favorite, ce sont les gestes et les caresses
autant que le lait !
Et les autres enfants ?
Si vous avez déjà des enfants, la
fatigue sera encore plus importante, alors reposez-vous autant que vous le
pouvez. Tant pis si la maison n’est pas bien tenue, n’essayez pas de
tout assumer en même temps.
Pour vos autres enfants, la situation
est un peu compliquée.
Même si vous les avez tenus au courant tout au long de ces neuf mois,
l’arrivée brutale d’un petit étranger qui, de surcroît, fatigue
leur maman et accapare la grande majorité de son temps n’est pas
toujours spécialement bien accueillie. Ils ont l’impression d’être
mis à l’écart. Passez du temps avec eux, expliquez-leur la situation,
demandez-leur de participer à certaines tâches concernant les soins à
apporter au bébé. Laissez-les s’exprimer sans les réprimander, ne les
forcez pas à aimer le nouveau venu, laissez-les faire. Avec le temps,
tout finira par se mettre en place.
Le Baby-Blues
Vous étiez toute contente et voilà
que vous pleurez pour un rien, ou que vous vous fâchez pour pas grand
chose. Il y a des jours où vous voyez tout en noir, où la fatigue
l’emporte sur tout et où vous vous demandez sérieusement si vous allez
retrouver votre silhouette d’avant.
Un nouveau-né pleure souvent et vous demande le jour
comme la nuit. Certaines mamans se sentent déprimées durant quelques
jours seulement après la naissance du bébé, tandis que d’autres traînent
un cafard durant des semaines et des semaines. N’oubliez pas que votre
corps a subi de grands changements, votre cœur aussi ! Laissez vous
du temps pour que tout se remette en place, faites de l’exercice
(approprié, bien entendu). Laissez votre corps et votre cœur retrouver
leur équilibre.
Parlez avec vos amis, cela peut vous
soulager de savoir que beaucoup d’autres ont vécu les mêmes choses,
sont passés par les mêmes épreuves.
Actuellement, cette petit dépression
est médicalement reconnue et est communément appelée le baby-blues.
Elle est intimement liée à la chute des progestatifs (hormones de
grossesse) au moment de l’accouchement. La
mauvaise humeur que beaucoup de femmes peuvent montrer pendant les règles
est également liée à ce dérèglement hormonal.
Enfin, on peut aussi ajouter cette
profonde fatigue, due à l’accouchement, qui n’arrivera pas à se
dissiper tout de suite étant donné toute l'attention qu’il faut
prodiguer au bébé.
La naissance est un bouleversement
affectif : la femme change de statut et devient maman. Elle devient
responsable d’un enfant qui a besoin d’elle et elle doit retrouver un
certain équilibre conjugal et familial avec ceux qui, eux-aussi, ont
besoin de sa présence dans leurs vies. Enfin, le petit dernier (premier ?)
peut poser des problèmes matériels comme, par exemple, être à
l'origine d'un déménagement qui s’impose ou bien entraîner la
recherche d’un bon mode de garde…
((
voir LES MODES DE GARDE ))
En énumérant toutes ces raisons, il
semble tout à fait normal d’avoir un coup de blues, mais rassurez-vous,
il ne dure jamais longtemps, submergée que vous êtes par la joie d’être
maman. Si cette petite dépression se met à durer, il faudra peut-être
aller chercher la cause un peu plus loin.
Parfois, la fatigue en est la
principale responsable, ainsi faudra-t-il prendre des vitamines telles que
le calcium et le magnésium. Parfois, l’organisme ne se rétablit pas
aussi bien ou aussi rapidement qu’il le devrait et souffre d’une
insuffisance en progestérone. Dans les autres cas, nous ne pouvons que
vous conseiller d’en parler à votre médecin.