L’accouchement prématuré

Un bébé prématuré est un bébé qui naît à moins de 37 semaines de grossesse (à compter du premier jour des dernières règles).

Son poids dépend évidemment de sa date de naissance, plus le bébé naît tôt, plus il est léger.

Les bébés qui naissent à terme et pèsent moins de 2,5 kilos ne sont pas des prématurés mais des bébés hypotrophiques.

L’enfant hypotrophique est resté dans l’utérus le temps normal d’une grossesse mais ne s’est pas développé comme la plupart des futurs nouveau-nés.

Il peut peser moins d’un kilo, c’est-à-dire trois fois moins qu’un bébé normal.

Il a une peau desséchée, jaune et qui pèle parfois. Néanmoins, sa taille correspond à la moyenne.

Cela peut être dû à une mauvaise nutrition de la maman, à des causes génétiques (J Voir Cinquième Mois à Génétique Trisomie), à moins qu’elle ait souffert d’une maladie, la toxémie gravidique. (J Voir Quatrième Mois à Si un problème survient)

Il faut nourrir un bébé hypotrophique comme un bébé "normal". Cela pose quelques menus problèmes, mais à force de patience, on y arrive !

Les naissances de bébés hypotrophiques sont moins fréquentes que celles des bébés prématurés.

 

Les causes d’un accouchement prématuré

   1. Les accidents

Un traumatisme (par exemple un accident de voiture), surtout violent, peut entraîner un accouchement prématuré.

Une intervention chirurgicale est elle aussi susceptible de provoquer l’accouchement quelques jours plus tard.

Les maladies infectieuses aiguës, attrapées à partir du sixième mois, peuvent de même entraîner un accouchement avant terme.

Le grossissement anormal de l’utérus peut également entraîner un accouchement prématuré. Cette distension est habituellement due à une grossesse gémellaire (20 à 30% des prématurés sont des jumeaux) ou à un excédent de liquide amniotique.

 

   2. Les causes permanentes

Les causes locales sont des malformations utérines ou un col plus assez fermé qui, de ce fait, laisse le bébé s’échapper.

Les causes générales sont des maladies maternelles ; toxémie, diabète...

Celles-ci peuvent déclencher le travail avant terme. Il arrive parfois que le gynécologue interrompe la grossesse avant la date prévue pour l’accouchement quand le bébé souffre de la maladie maternelle.

C’est une décision difficile à prendre car il faut choisir entre les risques de la prématurité et ceux de la souffrance du bébé dans l’utérus.

 

   3. Les facteurs socio-économiques

La fatigue de la maman peut augmenter le risque d’accouchement prématuré.

Les conditions de travail, la distance entre le domicile et le lieu de travail, la longueur des trajets avec les transports en commun et les travaux ménagers jouent également un rôle important.

D’après les statistiques, l’accouchement prématuré touche plus les femmes appartenant à un niveau social moins élevé, c’est pourquoi le repos légal de 6 semaine avant l’accouchement est important. Si le travail est pénible, le gynécologue conseillera un repos plus long.

Ceci dit, ce n’est pas parce que vous vous trouvez dans une de ces catégories qu’automatiquement vous allez accoucher prématurément, il est tout à fait possible que votre grossesse aille jusqu’à terme.

De plus, toutes les causes d’accouchement prématuré ne sont pas encore connues et il est donc impossible, dans un tiers des cas, de prévenir un accouchement prématuré.

 

La menace d’un accouchement prématuré

Pour la future maman, la menace se traduit essentiellement par l’apparition anormale de contractions utérines. Votre ventre se durcit et les contractions peuvent être douloureuses.

Dans ce cas, étendez-vous, placez (si vous en avez) un suppositoire d’antispasmodique et prévenez directement votre gynécologue. Peut-être pouvez-vous vous rendre immédiatement à l’hôpital. Là, le gynécologue regardera si votre col a changé. Le raccourcissement et le début d’ouverture du col sont les signes qui traduisent que l’accouchement risque bien d’être prématuré.

Votre gynécologue vous demandera le repos au lit le plus total, il vous administrera des médicaments servant à mettre l’utérus au repos et à stopper les contractions.

Si le risque est trop important, vous vous ferez sans doute hospitaliser afin de bénéficier d’une meilleure surveillance et d’un traitement intensif.

Dans certains cas, on ne peut malheureusement pas empêcher l’accouchement prématuré.

Quels sont les risques de l’accouchement prématuré pour le bébé ?

Le bébé qui naît prématurément n’a évidemment pas le même aspect qu’un bébé qui naît à terme.

Il a la peau plus rouge et plus fine. Ses veines sont très visibles et le duvet est encore très abondant.

Par contre, il n’a quasiment pas de cheveux, ses ongles sont peu développés et les fontanelles sont larges et peu tendues.

Le bébé prématuré n’a pas atteint le même degré de développement qu’un bébé à terme, il est comme inachevé. On peut le remarquer dans toutes les fonctions de son organisme et c’est bien là que réside la difficulté. Il peut très bien se développer comme souffrir gravement d’être né avant terme.

Il y a deux catégories de prématurés

Le bébé qui naît entre la 35e et la 36e semaine est généralement peu exposé.

Souvent, il est simplement fragile et est placé dans un centre ordinaire de prématuré. Parfois même, on le laisse près de sa maman. Le contact avec sa mère peut faire des miracles et est considéré comme la meilleure des thérapies.

Par contre, le bébé qui naît à moins de 35 semaines de grossesse et pèse moins de 2 kilos doit faire l’objet de soins particuliers. Il est en effet exposé à de multiples complications.

Il a de la peine à respirer et cela peut avoir de graves conséquences pour son cerveau s’il n’est pas assez approvisionné en oxygène.

Il peut se refroidir car il est encore incapable de réguler sa température, c’est pourquoi on le place dans un incubateur qui surveille la température en permanence.

Il est parfois incapable de téter et son estomac a une petites capacité. Il faut le nourrir fréquemment par sonde ou par perfusion. Le lait maternel est dans ces cas-là très important car le bébé ne digère pas bien certains aliments comme les graisses.

Le bébé prématuré est évidemment très sensible aux infections.

Comme il est incapable de fabriquer assez de sang, il faut parfois lui en transfuser.

Il faut le placer dans une atmosphère humide car il ne transpire pas (il n’a pas les glandes nécessaires).

 

Que faut-il faire ?

Si vous redoutez un accouchement prématuré, demandez conseil à votre gynécologue et n’hésitez pas à modifier vos projets. Si c’est possible, apprêtez-vous à accoucher dans un hôpital qui a un centre pour prématurés. Si ce n’est pas possible, assurez-vous que la maternité dans laquelle vous allez accoucher est suffisamment équipée pour prendre en charge les premiers soins (par exemple, qu’elle possède bien un incubateur – une couveuse).

Le médecin décidera si le bébé peut rester à la maternité ou s’il doit être transporté dans un centre pour prématurés où des soins particuliers et intensifs lui seront administrés.

Dans ce centre, vous vous engagerez à venir voir votre bébé régulièrement, à le toucher et à lui parler afin que le lien ne soit pas rompu. Il faut vraiment garder le contact, cela vous aidera énormément, vous et votre enfant.

N’oubliez pas qu’il a besoin de vous, vous êtes sa "nourriture", son "oxygène", sa source de vie.

 

Que peut-on faire pour éviter un accouchement prématuré ?

Le souci majeur des médecins est de prévenir l’accouchement prématuré car il est responsable de la moitié des morts qui surviennent pendant l’accouchement ou dans les jours qui suivent.

Le meilleur traitement pour prévenir un accouchement prématuré est de poursuivre la grossesse le plus près du terme possible car le meilleur incubateur, c’est vous !

Grâce à une meilleure surveillance de la grossesse, le pourcentage des prématurés a considérablement chuté.

Dans certains cas, une intervention chirurgicale (correction d’une malformation utérine) peut prévenir l’accouchement prématuré. Par exemple, lorsque le col est béant, on le corrige par un cerclage du col.

Cette opération est pratiquée entre deux mois et demi et trois mois ; elle consiste à fermer l’ouverture du col. On fait passer un fil solide, comme pour fermer une bourse. Le cerclage est fait sous anesthésie générale et nécessite une hospitalisation de quelques jours. Après cela, il faut prendre des précautions jusqu’à la fin de la grossesse. Quelques jours avant le terme, le gynécologue retire le fil.

Ceci dit, n’oubliez pas qu’un grand nombre d’accouchements prématurés ne sont pas prévisibles à l’heure actuelle. Donc, si cela doit vous arriver et que vous avez fait ce qui était raisonnable pour l’éviter, ne vous culpabilisez surtout pas. Ce n’est pas de votre faute !

Si vous voulez en savoir plus, lisez "Une si longue histoire" de Françoise Loux, ou le récit d’une lutte qu’ont mené une mère et une équipe médicale pour faire vivre un bébé de 6 mois pesant 950 grammes.

 


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